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Soumana Sako au 2ème anniversaire de l’ADPS : «Il nous faut une appropriation nationale du processus de sortie de crise»

Dr. Soumana Sacko
Soumana SackoPour célébrer le 2ème anniversaire de la mise en place de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de Crise (ADPS), les amis de Soumana Sako étaient face à la presse hier, au siège de la CNAS-FH. Occasion pour ce regroupement de faire un tour d’horizon des différentes prises de position de l’ADPS, de l’éclatement de la crise sécuritaire et institutionnelle qu’a connue notre pays ces deux dernières années, et de faire une analyse objective de la gestion du nouveau régime depuis la prise de fonction le 4 septembre 2013 du Président IBK.


Concernant le premier volet, on peut comprendre que l’ADPS est l’un des regroupements qui s’est le plus prononcé sur toutes les questions d’intérêt national depuis sa création, le 25 mars 2012. Ainsi, on peut retenir qu’elle a contribué de manière significative à la préservation de la laïcité de l’Etat et aux efforts pour tenir les Forces Armées et de Sécurité en dehors du champ institutionnel politique. A titre d’illustration, l’interview que son Président, Soumana Sako, a accordée à RFI le 20 août 2012.


L’ADPS a aussi été le seul regroupement à avoir dénoncé publiquement l’immixtion des leaders religieux dans le champ politique. Autres prises de positions remarquables, la condamnation publique du débarquement manu militari du Premier Ministre d’alors, Cheick Modibo Diarra, son refus de participer à toutes concertations nationales qui n’auraient pas été préparées de manière inclusive et sa demande au Gouvernement de récuser la médiation burkinabé. Les analyses et prises de position de l’ADPS, ainsi que ses propositions, n’étaient inspirées que par le seul souci de contribuer sans calcul à la recherche des voies et moyens les plus efficaces et les plus durables pour sortir le Mali de la grave crise multidimensionnelle.



Actualité oblige, l’ADPS a fait une analyse de la gestion présente des pouvoirs publics, en regrettant l’absence de ligne directrice du nouveau régime sur la situation de Kidal. Elle prend note de la volonté du nouveau régime de marquer sa présence sur l’arène régionale et salue sa volonté proclamée de s’opposer à toute autonomie ou indépendance de la zone abusivement revendiquée par le MNLA.


Elle “espère vivement que la présence dans les hautes sphères de l’Etat de certains proches parents ou alliés du nouveau Président de la République, alors même qu’il s’agit de citoyens maliens à part entière, donc astreints aux mêmes devoirs et jouissant des mêmes droits que tous autres citoyens, résulte de leur compétence politique ou technique à résoudre les problèmes du Mali et ne dénote pas d’un népotisme rampant ni d’une dérive monarchiste ou patrimoniale du nouveau régime”.


Sur la sulfureuse accusation de connivence du chef de l’Etat avec un réseau corse de blanchiment d’argent conduit par Michel Tomi, la position du regroupement est sans équivoque: «l’ADPS exprime sa vive préoccupation face à l’article du journal français Le Monde en date du 28 mars 2014, tendant à mettre en cause le Président de la République du Mali dans les affaires d’un réseau mafieux opérant dans certains pays africains. Elle insiste sur la stricte observation de la présomption d’innocence et du droit du peuple de savoir où se situe la vérité. En tout état de cause, il est important que les décisions et la communication présidentielles en la matière, d’une part, et la conduite de la procédure du côté de la presse et de la justice françaises, d’autre part, prennent en compte l’impérieuse nécessité de préserver, dans tous les cas de figure, l’honneur et la dignité du peuple malien et de ses institutions républicaines» précise la déclaration liminaire lue par Bakary Camara.


Pour Soumana Sako, les principes évoqués par le regroupement aux premières heures de la crise en 2012 restent d’actualité. «Nous avons évoqué des principes qui restent d’actualité. C’est, par exemple l’appropriation nationale, démocratique, du processus de sortie de crise. Nous avons dit que nous avons besoin de la communauté internationale, vu l’état de délabrement de notre armée et vu les ramifications internationales de la crise. Mais, tant que nous n’aurons pas le contrôle politique, y compris les opérations militaires, on ne sera pas sorti de l’auberge» a conclu l’ancien Premier ministre de la Transition de 1991.


 
Yaya Samaké 
SOURCE:  du   3 avr 2014.   

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