Les gardes communaux en colère : Ils s’opposent à un 4e mandat
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© photo : B. Souhil/Archives
Les gardes communaux ne baissent pas les bras. Ils maintiennent les
sit-in auxquels ils ont appelé pour aujourd’hui devant les sièges des
wilayas du Centre, dont Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa. Mieux, ils
comptent improviser des marches à partir de ces villes vers la capitale.
Leur colère est telle qu’ils ne comptent plus se taire ni faire marche
arrière.
Si le mot d’ordre des gardes communaux pour leurs actions était
jusque-là celui d’exiger un statut digne à leur catégorie sociale et une
reconnaissance des sacrifices qu’ils ont consentis dans la lutte
antiterroriste, leur démonstration cette fois-ci vise carrément à
s’opposer à la candidature du président Bouteflika pour un 4e mandat.
«Notre marche arrière est cassée, nous sommes victimes de la
réconciliation nationale qui a blanchi les terroristes que nous avons
combattus et nous sommes désormais mobilisés pour dire non à un 4e
mandat pour Bouteflika», a indiqué au téléphone le coordinateur national
des gardes communaux, Aliouat Lahlou, qui qualifie de «très
superficielles» les solutions qu’ont apportées jusque-là les pouvoirs
publics au dossier des gardes communaux.
C’est que les gardes communaux se sentent trahis par le président Bouteflika. Lahlou, qui dénonce la politique de la réconciliation nationale, explique le rejet par ses compatriotes de la candidature de Bouteflika par le fait que «c’est la mafia politico-financière et les repentis» qui veulent le reconduire pour un autre quinquennat, au cours duquel, selon lui, «c’est cette mafia qui va en bénéficier».
Il s’interroge : «Comment voulez-vous qu’on accepte de laisser à la mafia politico-financière un pays qu’on a soustrait et sauvé par notre combat des mains des terroristes ?» A noter, qu’outre les actions qu’ils organisent aujourd’hui, les gardes communaux prévoient une imposante marche, mercredi, pour les mêmes motifs. Hier, en sentant vraisemblablement la détermination des gardes communaux, et comme pour les calmer, le ministère de l’Intérieur a ressorti de ses tiroirs les décisions pour la résolution des revendications de ce corps de sécurité.
Dans un communiqué, parvenu hier à notre rédaction, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales rappelle qu’il a été décidé d’accorder une retraite proportionnelle et exceptionnelle et sans condition d’âge et que jusqu’à aujourd’hui pas moins de 60 000 agents ont déjà bénéficié de cette mesure ou un transfert (pour ceux qui veulent) dans de nouveaux postes d’emploi dans des entreprises publiques.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que parmi ces mesures, il a décidé de faire bénéficier 1300 gardes communaux d’une prime d’handicap et qu’il a été procédé à l’augmentation de la ration journalière alimentaire.
«Après étude de ces décisions, il a été établi que ce n’est pas nouveau, ce que nous rejetons en bloc d’ailleurs», indique notre interlocuteur qui tient à rappeler que les revendications de son corps, qui sont résumées dans une feuille de route sortie de la base, demeurent «très réalistes». Ainsi, aux yeux de Aliouat Lahlou, les pouvoirs publics «fuient toujours la réalité» du dossier des gardes communaux. «Les pouvoirs publics ne veulent pas étudier les vrais problèmes des gardes communaux», estime Lahlou en dénonçant le fait que «notre feuille de route n’a jamais été respectée». Lahlou réitère le réexamen pur et simple du dossier de la garde communale. Pour ce faire, il faut, selon lui, réétudier tous les dossiers des gardes communaux (installation des ateliers de travail), et réviser le statut en remontant de l’échelon 6 à 12.
Les gardes communaux exigent également la reconnaissance officielle de leur sacrifice, la création d’un haut commissariat aux victimes de terrorisme, la réintégration de tous les gardes communaux licenciés abusivement, et leur reconnaissance en tant que «victimes de guerre».
C’est que les gardes communaux se sentent trahis par le président Bouteflika. Lahlou, qui dénonce la politique de la réconciliation nationale, explique le rejet par ses compatriotes de la candidature de Bouteflika par le fait que «c’est la mafia politico-financière et les repentis» qui veulent le reconduire pour un autre quinquennat, au cours duquel, selon lui, «c’est cette mafia qui va en bénéficier».
Il s’interroge : «Comment voulez-vous qu’on accepte de laisser à la mafia politico-financière un pays qu’on a soustrait et sauvé par notre combat des mains des terroristes ?» A noter, qu’outre les actions qu’ils organisent aujourd’hui, les gardes communaux prévoient une imposante marche, mercredi, pour les mêmes motifs. Hier, en sentant vraisemblablement la détermination des gardes communaux, et comme pour les calmer, le ministère de l’Intérieur a ressorti de ses tiroirs les décisions pour la résolution des revendications de ce corps de sécurité.
Dans un communiqué, parvenu hier à notre rédaction, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales rappelle qu’il a été décidé d’accorder une retraite proportionnelle et exceptionnelle et sans condition d’âge et que jusqu’à aujourd’hui pas moins de 60 000 agents ont déjà bénéficié de cette mesure ou un transfert (pour ceux qui veulent) dans de nouveaux postes d’emploi dans des entreprises publiques.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que parmi ces mesures, il a décidé de faire bénéficier 1300 gardes communaux d’une prime d’handicap et qu’il a été procédé à l’augmentation de la ration journalière alimentaire.
«Après étude de ces décisions, il a été établi que ce n’est pas nouveau, ce que nous rejetons en bloc d’ailleurs», indique notre interlocuteur qui tient à rappeler que les revendications de son corps, qui sont résumées dans une feuille de route sortie de la base, demeurent «très réalistes». Ainsi, aux yeux de Aliouat Lahlou, les pouvoirs publics «fuient toujours la réalité» du dossier des gardes communaux. «Les pouvoirs publics ne veulent pas étudier les vrais problèmes des gardes communaux», estime Lahlou en dénonçant le fait que «notre feuille de route n’a jamais été respectée». Lahlou réitère le réexamen pur et simple du dossier de la garde communale. Pour ce faire, il faut, selon lui, réétudier tous les dossiers des gardes communaux (installation des ateliers de travail), et réviser le statut en remontant de l’échelon 6 à 12.
Les gardes communaux exigent également la reconnaissance officielle de leur sacrifice, la création d’un haut commissariat aux victimes de terrorisme, la réintégration de tous les gardes communaux licenciés abusivement, et leur reconnaissance en tant que «victimes de guerre».
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