La période de dépôt des dossiers de candidature à
l'élection présidentielle est close en Algérie. Il y a donc dix candidats.
Offciellement, l'heure limite mardi soir pour faire acte de candidature était
minuit, mais la soirée ne s'est pas déroulée comme prévu.
Les inscriptions devaient être closes à minuit hier,
mardi, mais le dernier candidat à se présenter au Conseil constitutionnel,
Rachid Nekkaz, a affirmé que le véhicule qui transportait ses formulaires de
parrainage s’était perdu. Le Conseil constitutionnel lui a accordé une heure
supplémentaire. Sans résultat.
A une heure du matin, il y avait donc dix candidats à
la candidature à l’élection présidentielle prévue le 17 avril. Parmi eux, le
président Abdelaziz Boutelfika,
l’ex-chef de gouvernement Ali Benflis, l’ancien
ministre du Trésor Ali Benouari, et la leader du parti des travailleurs, Louisa
Hanoune.
Accusations de corruption
Les partis islamistes sont les grands absents de cette
élection. Le MSP (Mouvement de la société pour la paix) et Ennahda ont appelé
au boycott la semaine dernière.
L’autre donnée importante ce sont les accusations de
fraude qui se multiplient. Plusieurs candidats se sont retirés dénonçant une
corruption aux parrainages. Ali Benflis a relancé la polémique mardi en
affirmant : « Si la justice était indépendante, il y aurait eu des
plaintes contre X par milliers ». D’ici deux semaines, le Conseil
constitutionnel doit valider les dossiers de candidature. La campagne
électorale commencera le 23 mars.
par RFI
* le 5 mars 2014
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