Agé de 76 ans, le président algérien a été victime d'un accident vasculaire cérébral en avril dernier et n'a pu reprendre ses fonctions qu'à l'issue d'une longue hospitalisation en France.
Il a poursuivi sa convalescence en Algérie et n'est que rarement apparu en public depuis mais sa candidature a été annoncée vendredi par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion lundi soir, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, (RCD, gauche laïque) et les islamistes d'Ennahda et du Mouvement pour la Société de la paix (MSP) appellent les candidats à la présidentielle à se retirer de cette "mascarade électorale".
"Les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin libre et transparent", ajoutent les trois partis.
Joignant le geste à la parole, Saïd Saadi, fondateur du RCD, a annoncé qu'il ne se présenterait pas car, dit-il, "l'élection est jouée d'avance". "Les hommes de Bouteflika vont contrôler le scrutin, le match est joué", a-t-il justifié.
L'appel de ces trois partis ne devrait pas avoir d'impact majeur sur l'issue du vote et empêcher la réélection de Bouteflika, soutenue par le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) est jugée quasi certaine.
Mais c'est la première fois que les islamistes du MSP et les laïques du RCD, d'habitude adversaires, unissent leur voix.
(Lamine Chikhi; Jean-Stéphane Brosse et Simon Carraud pour le service français)
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