Depuis
quelques semaines, les étudiants du Campus de Badalabougou ne dorment que d’un
seul œil. Et pour cause, certains membres de l’Aeem de la Fast les
délogent à cause des inscriptions qu’ils veulent qu’elles se fassent au Campus.
Alors que, selon les textes, les étudiants ne sont autorisés qu’à s’inscrire
auprès du Centre national des œuvres universitaires (CNOU).
En effet,
dans la nuit lundi 6 janvier 2014, vers 20h, certains éléments de l’Aeem
de la FAST les ont délogés du Campus jusqu’à 2 h du matin, au fallacieux
motif qu’ils n’ont pas payé leurs frais d’inscription au Campus pour le
compte de cette année universitaire.
Pendant ce
temps, les personnels de CNOU qui étaient présents au Campus, demandaient
aux étudiants de rester dans leurs chambres. Selon nos sources, après la
rénovation des dortoirs qui a été l’une des raisons ayant conduit le
gouvernement à fermer l’Université en 2011, la responsabilité et la gestion du
Campus ont été rétrocédées au Centre national des œuvres universitaires pour
une meilleure gestion.
Actuellement,
l’Aeem menace les étudiants à s’inscrire auprès de lui dans un délai déterminé,
sinon ils seront délogé et soutient que le CNOU ne peut rien faire. Où
iront-ils donc ces étudiants, s’ils sont délogés, surtout que ces étudiants
sont pour la plupart des ressortissants des régions qui viennent au Campus pour
une cause bien déterminée.
On apprend
que l’Aeem est allé plus loin en déchirant la liste des étudiants à qui le CNOU
a octroyé des dortoirs. Devant cette attitude irresponsable de l’Aeem, le
CNOU doit impérativement prendre ses responsabilités avant que la situation ne
se détériore.
Samba
KEÏTA /Fatoumata Z. COULIBALY
SOURCE: Le Flambeau du 15 jan 2014.
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